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La culture sous lampe

 

 

Les lampes à Sodium | Les tubes fluorescents | Les lampes électriques et à incandescance | Quelques données | Spectres lumineux | La lumière et la distance

   Si vous ne disposez ni d’une serre, ni d’une orientation plein sud bien dégagée, vous allez être confrontés au problème de la lumière.

   Elles vous serviront surtout pour l’hivernage de vos plantes, vous permettant de prolonger les journées et de donner aux espèces qui poussent en hiver une lumière suffisante.

   Voici quelques différentes solutions :

Les lampes à vapeur de sodium / Metal Halide (HPS & MH) 

   Largement utilisées par les professionnels de l’horticulture, ces lampes sont idéales pour fournir aux plantes une grande quantité de lumière. Moyennant une puissance suffisante , ça peut être plein soleil chaque jour !

   Cependant, elles sont très inadaptées aux cultures d’intérieur. Tout d’abord, elles dégagent une lumière tellement vive qu’elle est difficile à supporter. Imaginez une lumière d’autoroute dans votre salon !

   Ensuite, elles nécessitent une infrastructure. Comptez le socle (cher car très spécifique), le déflecteur et le moyen d’accrocher le tout, qui fera près d’une dizaine de kilos.

   En plus de coûter cher à l’acquisition, elles coûtent cher à l’utilisation. Il est rare de trouver de telles lampes à moins de 200 W. A titre indicatif, le kWh coûte en Belgique, début 2007 13 cents en moyenne. Une telle lampe allumée 12 heures par jour tous les jours vous coûtera 114 €/an pour une surface éclairée d’environ 4 m².

   Elles restent cependant la solution la plus adaptée. Elles ont également un spectre très adapté et il existe différentes lampes dont les spectres varient pour, par exemple, favoriser la croissance ou la floraison (alternance MH pour la croissance, HPS pour la floraison).

   Elles sont difficiles à trouver et vous aurez plus facile à commander votre matériel par correspondance.

   Si vous êtes intéressés, sachez que le prix de l’électricité est moindre la nuit. Il peut alors être intéressant d’inverser le cycle des plantes, et les faire pousser la nuit, à condition d'avoir un compteur d'électricité bi-horaire évidemment.

   Enfin, ces lampes dégagent beaucoup de chaleur, leur installation nécessite donc quelques précautions.

Les tubes fluorescents

   Voilà une solution plus réaliste en appartement. L’intensité lumineuse émise est beaucoup plus faible, ce que l’on peut compenser en mettant les plantes très près du tube fluorescent.  (voire les coller au tube fluorescent, ce qui est possible pour les lithops, par exemple).

   Bien sûr, n’importe quel tube fluorescent ne fait pas l’affaire. Voyez la section consacrée aux spectres lumineux. Vérifiez bien qu’il permet la photosynthèse des plantes.

   Un des gros inconvénients des tubes fluorescents est de s’user relativement vite. En cas d’utilisation intensive, prévoyez des les changer tous les ans.

   Leurs gros avantages sont leurs prix (15€/tube fluorescent 1m20, 36W), leur modulabilité, le prix des supports (trouvez à 5-10€ !), la possibilité d’avoir des structures qui ne craignent pas l’eau et surtout la faible consommation.

Les lampes fluo-compactes d'origine horticole arrivent également sur le marché. Leurs performances concurrencent les lampes HPS/MH sans dégager une chaleur excessive.

 

Les lampes électriques à incandescence 

   On trouve également des classiques ampoules avec un spectre adapté. Je déconseille cependant leur utilisation pour plusieurs raisons :

Spectre souvent peu adapté

Chauffe au point d’endommager son support

Très faible durée de vie (quelques semaines au mieux)

Rapport intensité lumineuse / consommation plus faible que dans le cas des tubes fluorescents.

Données

Voici, pour fixer les idées, des valeurs d’intensité lumineuses dans plusieurs situations.

La mesure d’une intensité lumineuse se fait via un lux=mètre, appareil difficile à trouver et onéreux si de bonne qualité. Les possesseurs de reflex pourront également mesurer cette intensité au moyen de tables de conversions. 

Soleil de midi en été

80000 – 100000 Lux

Besoins des succulentes

20000 – 100000 Lux

Moyenne en serre

15000 – 20000 Lux

 

 

Distance (m)

Intensité lumineuse (lux)

Fenêtre Nord

0.3

2500 - 5000

 

1

1000 - 1800

Lampe à incandescence 75W

0.3

1600

 

1

420

Lampe à incandescence 100W

1

430

Lampe à incandescence 100W

1

630

tube fluorescent 40W

0.3

1250

 

0.6

800

2 tubes fluorescents 40W

1

800

 

1.5

500

 

2

320

4 tubes fluorescents 40W

2

425

 Spectres lumineux 

   Les plantes puisent au sein de la lumière des longueurs d’ondes spécifiques, qui ne sont pas les mêmes que celles auxquelles sont sensibles les yeux humains.

   Pour comprendre de quoi il s’agit, faisons un très très court rappel de physique :

   La lumière est une onde (électromagnétique). On peut caractériser une onde par une sinusoïde dans le temps et dans l’espace. 

 

   L’écart entre 2 sommets de cette onde s’appelle la longueur d’onde. Elle s’exprime en différentes unités, mais pour les plantes, on utilise surtout le nanomètre, nm, qui vaut un milliard de fois moins que le mètre.

   La lumière proprement dite est une composition d’ondes de différentes longueurs d’onde. Par exemple, on peut représenter comme suit une lumière composée d’une part de lumière de longueur d’onde égale à 475 nm, une demi à 575 nm, et une demi à 675 nm :

 

   La lumière réelle contient tellement de longueurs d’onde différentes que les points se confondent et donnent un spectre continu comme le suivant :

 

   Ce que l’on appelle lumière, c’est ce type d’onde si leurs longueurs d’onde sont comprises entre 400 et 700 nm. Au=delà, l’oeil humain ne voit plus les ondes. Ci=dessous, les couleurs avec les longueurs d’ondes en nanomètre qui y correspondent : 

 

   Les plantes ne sont pas sensibles aux mêmes longueurs d’odes que nous. On trouvera ci=dessous un graphique qui compare la réponse de l’œil par rapport aux plantes :

 

   On conçoit donc que les spectres des tubes fluorescents classiques sont quasi identiques au spectre de l’œil et sont donc inadaptés pour permettre la photosynthèse des plantes. 

La lumière et la distance 

   Si la lumière chez vous vient d’un endroit précis (une lampe ou une petite fenêtre ) la situation est plus ou moins la suivante : 

 

   L’intensité lumineuse, qui s’exprime en LUX en un point donné ne décroit pas de la même manière que la distance augmente. Si l’on désigne l’intensité lumineuse par I et la distance par rapport à la source de lumière par d, on a

I est proportionnel à d*d 

   Ainsi, dans le schéma ci-dessus, la plante 2, qui est 4 fois plus loin de la lampe que la plante 1 reçoit 16 fois moins de lumière que cette dernière. 

Pour donner un autre exemple, prenons des plantes derrière une fenêtre :

 

   La plante 2, qui est 3 fois plus loin de la fenêtre que la plante 1 reçoit 3²=9 fois moins de lumière que cette dernière.

   Il s’ensuit que si l’on colle les plantes au tube fluorescent, on a un énorme gain d’intensité lumineuse.

Mettons en graphique l’intensité de la lumière par rapport à la distance : 

 

 

 

 

Toutes les photographies sont propriété de Succupulse | Contacter le webmaster | Mise online : Mai 2008

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